Le cri des jardins au Hang-Art
L’exposition de l’hiver
Au Hang-Art d’Esquièze-Sère
3 mois où la peinture flirtera avec la sculpture
Jean-François Conta & David Leger
Ensemble pour « le cri des jardins ».
Ils se rencontreront pour la première fois autour de cette exposition qui est un mariage des plus impressionnant. En effet, sans se connaître ils traduisent la nature à l’unisson.
Chacun dans un médium bien différent et pourtant : « L’entre chien et loup » se retrouve.
« Le cri des jardins » est le regard, la traduction de deux artistes attachés à la nature et à son devenir.
Le passé et le présent se rencontrent à la frontière de leur imaginaire.
Le long d’une rivière, Jean-François retrouve son passé, ces instants chéris avec son Grand-Père, les jours de pêche.
David trace dans la pierre d’un « Grand » la mémoire du vivant.
Chacun à sa façon réclame une intangibilité de nos anamnèses, comme une force incontrôlable de graver dans le marbre notre patrimoine.
Jean-François Conta
« Si Narcisse est « La Nature », pour Jean François Conta, son reflet invite à réaliser combien sa beauté est accomplie.
Le sens profond d’une métamorphose, ou simplement l’existence d’une image.
Le rythme des lignes ou l’éclat des lumières, s’apparentent beaucoup avec le dédoublement.
Cette gémellité reste un phénomène très apprécié des peintres, une réflexion sur l’image, le souvenir ou l’identité.
Ici, Jean-François nous évoque sa vision en écho de ses mémoires.
Les reflets, la lumière et la transparence sont des éléments primordiaux à l’architecture de ses toiles. Ils ouvrent une perspective à l’environnement de la structure, permettant de s’immiscer tel le miroir de notre « moi ».
Il se souvient de ces instants « entre chien et loup », cette fracture journalière où le jour n’est plus tout fait là, et où, la nuit n’a pas encore sa place.
Cet intervalle mystérieux anéantissant certaines couleurs pour en faire naître de nouvelles.
C’est alors que l’artiste bascule dans une frénésie nocturne, il explique à sa toile toute l’ardeur d’un discours qu’il ne veut pas oublier. Il trace sur sa peau de lin, les rides d’une histoire si intense qu’il est difficile de rester insensible.
La nuit s’efface pour nous permettre de rentrer dans un rêve. »
David Leger
» J’aime quand tu poses tes mains sur ma peau de velours, c’est à ce moment précis que ta randonnée commence.
Tu bouscules le temps, tu graves sur mes veines, cette nature immémoriale.
Ensemble nous ressuscitons notre regard à l’existence même du processus de vie. J’entends le bruit sourd de tes doigts d’artiste, jouer cette mélodie que je n’arrive pas à oublier.
Parfois, tu m’abandonnes pour m’offrir le temps de raviver ta passion.
Je repense à ce jour où tu es venu chez moi, au milieu de mes montagnes. Tu m’as vu pour la première fois, ce jour-là, 65 millions d’années nous séparaient.
Aujourd’hui réunis, j’espère chaque jour tes mains, ton regard sur mes différences, les jeux que tu apportes à mes ombres et lumières.
Alors, merci.
Merci, de m’ouvrir la porte au monde du vivant, de faire participer le regard extérieur à mon existence.
Mon aura n’est plus cette enveloppe qui met à distance, par sa banalité, mais au contraire, elle est présente et immédiate.
Ma silhouette n’est plus un état général, mais la réponse à l’espace autour de moi, qui en est structuré.
Par tes mains, je deviens l’espace de la sculpture.
Je rêve de toutes nos courbes, de ces contrepoints, et de la suite que tu me proposes. »
L’exposition et son déroulé
Elle commence du 16/12/2025 jusqu’au 07 mars 2026
Le vernissage se déroulera le 20 décembre 2025 quelques jours avant noël.
Une bien belle façon de préparer les fêtes, à la montagne, peut-être entouré de neige.
Ci joint l’ÉCHO du Hang-Art
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