PEB Signe les murs de Capitole Gestion Patrimoine
« Signe » est l’exposition de PEB artiste de la galerie 21.
Durant le mois de février, il exposera une partie de ses Mythogrammes et Cartoneros, dans les locaux de Capitole Gestion Patrimoine.
Sur les murs Haussmannien de cette agence, les signes de l’artiste vibrent sur les temps d’aujourd’hui.
Un « vernissage Afterwork » est prévu, autour d’un apéritif dînatoire, le jeudi 19 février à 19h.
15 toiles des deux collections seront présentées durant cette exposition.
LOS CARTONEROS,
Hommes, femmes et enfants de Buenos Aires en marge de la société qui vivent et travaillent dans les rues en ramassant les cartons et matériaux recyclables de l’agglomération urbaine.
Ces totems évoquent une vie de souffrances et d’indignité subie..
Ces collages disent l’importance des traces et mémoires, qui se superposent en narrations inachevées, en histoires archéologiques, comme des palimpsestes de notre époque…
En effet, ces tableaux sont à contre-jour, une quête de la disparition, de l’invisible, de l’effacé, un témoignage au bord de l’abîme du temps.
LES MYTHOGRAMMES
Le terme mythogramme désigne une calligraphie qui signifie plus ou moins directement un mythe. C’est un symbole “écriture” qui révèle.
Chaque tableau représente un mythe issu d’une civilisation, parfois disparue, parfois encore “vivante”. A l’instar de ces couches d’affiches, les mythes sont des palimpsestes sur lesquels des générations les unes après les autres ont gravé leur propre couche de messages…
Ici, la technique et le format évoluent.
Les totems sont désormais peints directement sur des panneaux collectés dans la rue, par blocs entiers d’affiches qui ont été superposées, les unes sur les autres au fil du temps. Autant de strates déchirées par les intempéries, et parfois arrachées par l’artiste.
Elles dressent un contexte qui dicte le thème de l’œuvre.
Capitole Gestion Patrimoine
10 Place Wilson
Premier étage
Réservations :
Monsieur Frédéric SUN
06 60 24 50 35 • 05 34 28 00 10 | fsun@cagepat.fr
Pour des raisons de jauge de sécurité, il est nécessaire de réserver, tout comme pour les visites de l’exposition.

« Pourquoi lever la plume, si en un trait tout est dit ?
Dans un élan d’inspiration PEB, révèle à « l’Expir », les beautés et les insanités de ce monde.
Il, tire de notre société contemporaine un portrait avec humour et dérision.
Dans une frénésie tribale, il associe le geste à la couleur, la lumière au volume.
Aujourd’hui, comme hier et encore plus demain, l’image est une source de reconnaissance et d’apprentissage.
Signe de notre être.
Merleau-Ponty, disait : “Si les créations ne sont pas un acquis, ce n’est pas seulement que, comme toute choses, elles passent, c’est aussi qu’elles ont presque toute leur vie devant elles.”
En effet, même si le signe devient signal pour un besoin de communication, il n’en demeure pas moins que nous faisons partie de ce tout.
Nos gestes, sont la continuité d’une dimension beaucoup plus vaste, une expression antérieure à notre conscience.
PEB, trace à sa manière ses ressentis presque inexpliqués, qu’il nomme Totem, ou « mythogramme ».
Par la source, de signes contemporains, qu’il puise dans les affiches déchirées directement des murs.
Par ces traces modernes mais aussi conceptuelles, il dévoile à sa façon les palimpsestes de l’histoire.
PEB, devient un chercheur sur l’étude des restes physiques, d’une symbolique contemporaine.
Ses créations, viscéralement inscrites dans un seul geste, nous délivrent de la complexité et d’un certain détournement, dans l’utilisation des signes d’aujourd’hui.
Les signes sont de forts moyens sur notre discernement, c’est pourquoi le monde politique et économique s’en emparent très souvent.
L’art nous apprend à se libérer de tout précepte et à revenir à l’unité d’un dedans et d’un dehors. » Sylvie Amigo Soulet