Le Viscos par Barbara Schroeder
Barbara ok galerie 21

Une exposition et installation de l’artiste Barbara Schroeder

Du 19/03/2025 au 30/05/2026 au Hang-Art d’Esquièze-Sère

Le Viscos

Dès que l’on quitte Lourdes pour pénétrer plus avant dans les massifs des Pyrénées centrales on aperçoit un ensemble de gorges profondes où vallées : c’est le Pays des Sept Vallées.
On les appelle « bats », qui signifie vallée ou val, et « estrèmes » qui signifie vallée latérale ou secondaire ;
Deux se trouvent sur la rive droite du gave : Estrèmes de Castel-Lou-Bon et de Estrèmes de Davant-Aygues.
Quatre se trouvent sur la rive gauche : Bat-Surguère, l’Estrèmes de Salles, le Val d’Azun (avec la Bat de Bun) et la vallée de Saint Savin (avec celle de
Cauterets).
La septième est la vallée de Barèges avec la vallée du Bastan , la Bat d’Héas)

C’est aux pieds du Viscos que se dessine les méandres luisants du gave, le pic du Viscos est un sommet emblématique de la vallée, qui se reconnait de loin grâce à sa forme pyramidale.

Nommé Pic du Midi de Viscos sur la Carte de Cassini (1815) et Pic de Viscos sur les Cartes de l’Etat-Major (1820-1866). Viscos viendrait de la racine basque bisk qui signifie dos, crête, associé au suffixe aquitain ossum qui signifie endroit où il y a un replat mais aussi, selon Alphonse Meillon, faîtage, haut de la toiture. Viscos serait ainsi le dos avec un replat ou encore le dos du haut de la toiture. Une autre possibilité, selon J.P. Rondou, serait que viscos viendrait du basque biskar qui signifie colline et du basque os qui signifie bonne.
Viscos serait alors la bonne colline.

Pour Barbara ce Pic l’appelle depuis toujours, elle souhaitait parler de ses pierres mais aussi de ses arbres mères. Ses promenades en montagne particulièrement dans cette vallée lui ont donné l’envie de faire une « Anthropographie de celle-ci.
Voilà son rapport :

La série de peinture VISCOS, UNE ANTHROPOGRAPHIE DE LA MONTAGNE

2025, série de peintures sur toiles libres
Réalisée dans le cadre d’une résidence au Hang-Art à Esquièze-Sère, dans les Pyrénées.
« J’aime les marches en montagne.
Ces marches silencieuses, parfois dures, où chaque pas rappelle la force qu’il a fallu pour vivre ici. Sur les pentes, on devine encore les murs, les maisons, les granges, tout un monde bâti
à la main, pierre après pierre, par des hommes et des femmes qui ont tenu bon, génération après génération.
Ramasser, porter, empiler… à la seule force du corps. Ces vestiges racontent la rudesse de la vie sur ces flancs escarpés, le courage face au froid, à la pluie, au vent. La forêt reprend tout,
mais elle ne fait pas taire la mémoire de ceux qui ont vécu là.

Seront présentées au Hang-Art

14 peintures sur toiles libres

Mais aussi quelques outils issus de « LES SEMAINES BLANCHES »2025,( installation de 52 outils moulés en porcelaine de Limoges, de dimensions variables).
Ces outils sont issues de l’installation Les semaines blanches. Les cinquante-deux pièces moulées, à raison d’une par semaine, rendent visible le travail continu des paysan·ne·s. Elles rappellent que le vivant ne connaît pas de trêve : nourrir, élever, cultiver, entretenir, protéger, autant de gestes quotidiens qui se répètent, inlassablement, semaine après semaine.

LES PAYSANNES2022 – 2025,

7 sculptures en porcelaine de Limoges

Réalisée avec les Porcelaines de La Fabrique, 70 x 50 cm chacune.
Les Paysannes mettent en lumière le dévouement silencieux des femmes au travail agricole, souvent à l’ombre de leurs maris, sans salaire ni reconnaissance.
Des corps en méditation, aux paupières closes, sculptés dans de la porcelaine blanche, sont figés dans une immobilité sereine.
En parfaite communion avec la nature, des racines et des feuilles de choux émergent de leurs têtes, symboles d’une union profonde avec la terre. Dans leur silence, ces Paysannes semblent engager un échange d’énergie organique, empreint de sérénité et d’équilibre avec le vivant. Une immersion dans l’intimité de ces femmes de la terre, gardiennes d’un savoir ancestral.

Un tissage de laine et feuilles de maïs séchées 2025,

tissage de laine de rebut, feuilles de maïs séchées et corde, 70 x 70

Et enfin la pièce centrale de l’exposition.

LA TABLE DE DENISE, version intimiste de LE BANQUET
depuis 2022, divers objets de table recouverts de bouse de vache, lichens et autres plantes vivantes disposés sur une table en bois nappée, dimensions évolutives.

Depuis sa création, Le Banquet a été présenté à l’Abbaye de L’Escaladieu à Bonnemazon, Le Préau de l’Université de Lorraine à Maxéville, Kulturbahnhof à Cloppenburg, Chapelle Saint-Loup à Saint Loubès, Centro de Arte y Naturaleza à Huesca, biennale Art et Nature à Tourrettes-sur-Loup, Château de Taurines à Centrès, Rurart à Rouillé, …
Le Banquet est un projet artistique participatif dans le cadre duquel les habitants d’un lieu apportent des objets personnels, chacun portant le prénom de la personne qui en a fait don. Ces objets quotidiens, tels qu’une tasse, une assiette, une carafe, un chandelier, sont porteurs d’histoires personnelles riches d’émotion, évoquant des souvenirs de moments passés et d’êtres chers.
Les objets sont recouverts de bouse de vache locale, fournie par des agriculteurs de la région, qui symbolise la guérison, la protection et le cycle de la nature. Traditionnellement utilisée dans la vie rurale pour préserver, réparer et enrichir, la bouse de vache représente un lien fondamental avec la terre et la résilience de ceux qui travaillent la terre. Ensemble, ces objets créent une table commune de souvenirs, où les histoires individuelles s’entremêlent avec le récit plus large de la vie rurale, de la durabilité et du respect de la paysannerie. Le projet rend hommage à la sagesse
de l’agriculture artisanale, à l’acte de réparer et de préserver plutôt que de jeter, et à la relation intime entre les gens et le paysage qui les nourrit.

BARBARA SCHROEDER table Germaine galerie 21

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