Placès Jacques
BIOGRAPHIE :

Artiste Graveur Peintre et Dessinateur

Toutes les distinctions obtenues par cet artiste seraient trop longues a énumérer cependant quelques-unes sont dans les mémoires d’initiés comme : sa toile « Capitole » remarquée au cours du festival de la Tholosie et retenue par le comité du Salon d’Automne à Paris.
Un artiste aux possibilités multiples, son talent réside dans sa formation très poussée, à son implication durant plus de 30 ans dans l’enseignement graphique, aux Beaux Art de Toulouse, mais surtout à sa capacité d’ouverture et visionnaire d’un monde artistique et spirituel.
Son esprit critique ne laisse rien passé, dans un travail en constante recherche, son dessin, sa couleur et son graphisme se définissent comme un résultat d’évidence.
Sa pédagogie lui a permis de rester au sein même de la source comme il aime à le dire avec simplicité : « J’enseigne bien mieux, quand je ressens une vérité. ».
Créer « l’effet de sacré » pour Jacques Placès, n’est pas une référence à la religion, mais plutôt de tutoyer le sacré dans l’interrogation.
Certains plasticiens se rapprochent des poètes pour y adopter leurs rythmes et deviennent leurs complices.
Pour Jacques Placés, ce fut le poète qui est venu à lui.
L’impérieuse nécessite du poète français, Claude Barrère, de dialoguer avec les gravures de Jacques Placés, est apparu lors de la réalisation d’une série de gravures de celui-ci.
Le poète emporté par la force de ces seize eaux-fortes, accompagnera huit d’entre elles, d’un poème. Ensemble, ils en éditeront un magnifique ouvrage intitulé : Le fils

Jacques Placès, revisite le mythe d’Orphée avec ses 100 gravures, en, après Les Chemins de Croix à la Salpêtrière (1992), et Inventario Divino (1997), hommage à La Divine Comédie au Cloître des Billettes en 2001.
« Mythologies » aux Abattoirs de Toulouse en 2005
Jacques Placès le formule ainsi : « Tournée vers la my thologie, l’aventure créative est fulgurante, risquée – poétique sûrement – obsédante dans la recherche de la continuité vers l’inaccessible mémoire des dieux des mythes. »

Sans compter les livres rares :
• 2011 Orphée suite de 200 eaux-fortes, foliotées sur A4 en attente de mots pour Orphée.
• 1997 Invintario Divino ensemble de cent couples d’eaux-fortes, enfer, purgatoire, paradis d’après la Divine Comédie de Dante.
• 1992 Le Fils comporte seize eaux/fortes de Jacques Placés accompagnées de huit poèmes inédits de Claude Barrère.
Cette édition a été composée à la main en caractère Inkunabula par François Da Ros.

Parce que Jacques placés, est un oiseau de liberté, un « électron libre », comme il s’intitule, Jacques est si présent dans ses œuvres, qu’il en est rare dans le quotidien.
C’est d’ailleurs ce côté insaisissable qui a permis notre rencontre.
Grand ami de Claude Barrère ayant parcouru ensemble les chemins du trait, du mot et de l’énergie, au jour du repos de notre poète et ambassadeur de la galerie, Jacques a accepté de venir nous voir.
Si les voûtes de celles-ci pouvaient parler, elles raconteraient combien la place de Jacques y était attendue.
Les mémoires sont fortes et parfois très mystérieuses.
Alors, à ma façon très personnelle, je vais tenter de vous raconter Jacques Placès.
Visionnaire ou alchimiste, peut-être un peu magicien ?
Les portes s’ouvrent au sensible, à la projection d’un élixir qui brise les codes.
Le seuil passé,
La vision se fait maîtresse de l’émotion.
Fière et encore enivrée de ce festin,
elle se livre à nous.
Mettant en mouvement le mécanisme perpétuel de l’émotion.
Cette perception goulue, demandant à être considérée et comprise, s’installe comme une évidence dans un équilibre parfait.

L’effet de sacré chez Placès.

Précisément, avec Jacques Placès, les chambres du métaphysique et du sensible s’avèrent contiguës, capables d’irrépressibles sinon insoupçonnables transfusions.
Entre elles, un mur, ajouré de fenêtres – ses yeux : les nôtres – une membrane tendue à rompre : c’est Lui… et son art qui ne cesse de postuler l’effondrement de ce mur. Cet art dont la jactance finale, toujours plus physique et véhémente, appelle sur la créature – alors même qu’elle s’est connue, éprouvée, reconnue et donnée comme force obscure – toute la maîtrise du monde !

C’est là précisément, ce que je nommerais “l’effet de sacré” chez Placès.

Claude Barrère, poète

Precisely with Jacques Placès’ work the chambers of the metaphysical and the sensible are contiguous, capable of uncontrollable, unthinkable transfusions.
Between those, a perforated wall with windows —his eyes —ours, a ready to be teared-up surface: that is him. And his art takes as a postulate the complete fall of this wall. An art, which finale ostentation, always more physical and vehement, calls upon the creature — even when it has know itself, felt itself, recognized and showed itself as an obscure force— all the mastery of the world.

This is what I would call «the effect of the sacred» in Placès’ work.

Traduction CG

Precisamente con jacques Placés, las càmaras metafisica y sensible se revelan contiguas, capaces de irreprimibles sino insospechables transfusiones.
Entre ellas, un muro, celosia – sus ojos: los nuestros – un tejido estirado a punto de romper: es él… y su arte que no deja de posar el desmorronamiento de esa pared. Ese arte cuya jactancia final, cada vez màs fisica y vehemente, llama la creacion.
Cuando esta misma se ha conocido, sufrido, reconocido y ofrecido como fuerza oscura. Toda la maestria del mundo.

Es ahi precisamente que nombraria la «onda sagrada» de Placés.

Traducción ML

2016 Des Mots pour Orphée – Médiathèque José Cabanis Toulouse

2011 Orphée (en projet)

2007 Palimpsestes Orphée entre soleil et ombre ICT Toulouse

2006 Dante et la Comédia BEP Toulouse

2005 Mythologies Abattoirs Toulouse

2001 Invintario Divino Cloitre des Billettes Paris

1998 Erasmus Rome

1997 Invintario Divino Palais des Arts Toulouse

1996 Chemins de Croix salle St Martin Souillac

1995 Cloitre St Lizier

1994 Triennale Mondiale de l’Estampe Chamalieres prix du petit Format

1993 Librairie Ombres Blanches

1993 Collection Mourlot à Sydney

1992 Saga Paris

1992 Chapelle St Louis de La Salpetriére Paris

1991 Musée des Jacobins Auch

1991 Musée Ingres Montauban

1991 Palais des Arts Toulouse

1989 Artitudes New York

1988 1987 1986 Salon d’Automne Grand Palais Paris

1977 Prix Prométhée – Exposition Galerie Jean Dieuzaide – Toulouse