D'Hamonville David Marc

David-Marc pratique la peinture depuis l’enfance, ce n’est qu’en 1970 ou il se consacre à l’huile. Il crée une grande série de vitraux avec l’atelier de Daniel et Michel BATAILLOU (Toulouse).Que ce soit dans son travail de verrier ou d’aquarelliste, David Marc d’Hamonville traduit la lumière.

On en parle

"Impossible n'est pas français, le parcours de David Marc d'Hamonville le prouve. Artiste peintre, fin cuisinier et amateur de bons vins, il est bon vivant et aime profiter des suprises que le monde offre au quotidien. Difficile de croire que David Marc d'Hamonville ait trouvé son chemin dans la vie monastique. Impossible n'est pas français, ni pour Dieu, ni pour les hommes !

Cette semaine dans Visages, Thierry Lyonnet accueille le bénédictin David Marc d'Hamonville qui nous raconte son parcours de vie au monastère d'En Calcat, son parcours de foi. Il est l'auteur du livre "Si tu veux la vie" publié aux édition Albin Michel. Une discussion avec ses neveux et nièces, croyants ou non, sur la vie.

L'inutilité du moine
Pour David Marc d'Hamonville, la vie monastique se résume à quelques mots : "il faut partir du fait que ça ne sert à rien, que c'est vraiment un métier inutile et en marge". C'est cette marge, ce "non-sens" qui fait vivre David Marc d'Hamonville. Car selon lui, grâce à cela il peut s'interroger sur le monde et les hommes. "Le choix de la marge c'est pour moi une espèce de constante" résume-t-il.

La vie monastique : fuir la fuite
La solitude, le silence, la sobriété sont la source de la vie monastique pourtant David Marc d'Hamonville se sent comme "Monsieur tout le monde". "Le monde est infiniment présent dans la vie monastique [...] les moines mangent comme tout le monde, ils dorment comme tout le monde, ils ont des relations peut-être plus intensives parce qu'on est une quarantaine de frères tous ensemble, à vivre ensemble toute la journée, toute l'année, sans vacances, sans alternance donc finalement c'est l'extrême vie de tout le monde [...] être moine c'est accepter de fuir la fuite" s'amuse-t-il.

"Le voeu de stabilité [monastique] est vraiment puissant parce qu'on est condamné à devenir un arbre, à s'enraciner quelque part, à développer d'autres valeurs."

Être moine ou comment "creuser" le monde
Vivre dans le monde est une perpétuelle découverte, une forme de tourisme quotidien. Nous fuyons le quotidien de notre travail ou de nos logements en rencontrant de nouvelles personnes, en voyageant dans de nouveaux lieux afin de fuir notre routine.

David Marc d'Hamonville a du renoncer à vivre dans le monde de cette manière. Il a fallu deux noviciats pour qu'il prenne conscience que le monde n'était plus "un espace à découvrir et à découvrir sans fin." "Quand on vit à longueur d'année dans le même lieu, il n'est plus question de découvrir le monde sauf qu'on commence à s'enfoncer, on commence à creuser profond [...] c'est ce que fait le moine" explique-t-il.

"Le moine c'est quelqu'un qui a décidé qu'il ne s'arrêtera pas en route, il cherche suffisamment loi, il est décidé à continuer même si le résultat de sa quête n'est pas immédiatement positif."

Ses oeuvres

"Que ce soit dans son travail de verrier ou d'aquarelliste, David Marc d'Hamonville traduit la lumière.
Reflétant une autre spiritualité, les aquarelles de David Marc révèlent par la multiplication infini des tons, la verve inépuisable du papier.
Le dynamisme graphique qu'il emploi n'est jamais gratuit, il incarne une traduction personnelle du kakemono, de la tapisserie ou peut être tout simplement, un symbole idéogramme de l'ouverture.
La réalité matérielle, tangible devient une incessante métamorphose d'images colorés aboutissant inlassablement à la liberté du regard.
L'objectif du peintre : saisir, par un effet de lumière, cette renaissance à l'infini d'images qui constitue le monde. " Sylvie

 


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Biographie complète

Marc David d'Hamonville Galerie 21

David-Marc est né le 26 octobre 1954 à Paris dans le 15ème.
Il fait ses études secondaires à Nancy et ses études supérieures de Lettres Classiques au Lycée Louis-le-Grand à Paris (hypokhâgne et khâgne).

Il passera son CAPES en 1975, à l’Université de Nancy-II.

Il pratique de la peinture depuis l’enfance, ce n'est qu'en 1970 ou il se consacre à l’huile, encouragé par mon père, lui-même peintre passé par l’École des Beaux-Arts de Paris.

Il lui fera connaître les maîtres : forte influence initiale de Nicolas de Staël, mais aussi des impressionnistes et de l’abstraction. Une séduction constante naîtra des coloristes : Redon, Van Gogh, Gauguin, Klimt, Bonnard…

David Marc pratiquera la peinture à l’huile en parallèle de métiers plus lucratifs, dans l'enseignement puis hôtellerie. De nombreuses expositions personnelles et collectives révèleront ses oeuvres surtout les huiles sur toile.

1984-1986, Une grande série de création de vitraux avec l’atelier de Daniel et Michel BATAILLOU (Toulouse),

verre antique et américain en collage sur verre industriel, procédé SILOVITRAIL.
La baie monumentale au collège de Grenade-sur-Garonne
« La porte du vent (1985)
« L’Arbre de Galadriel », qui reçoit le 2° prix au Concours International du Vitrail d’Art de LA DÉFENSE (Hauts-de-Seine)
en 2010, reprise de la collaboration pour la chapelle du Carmel de Bessines (Deux-Sèvres).

En Septembre 1986, David-Marc, entre à l’abbaye bénédictine d’En Calcat (81) pour devenir moine. Il suivra une formation monastique, théologique, et services communs (cuisine, économat, suivi de chantiers) qui ne l'empêchent pas de travailler sur certains travaux artistiques :

  • 1986-1996 Il entame un travail régulier à l’atelier de céramique de l’Abbaye, technique à laquelle il s'’était initié dans les années 80 : tournage de petites pièces mais surtout mise au point d’émaux céramiques, émaillage de coupes, plats et plateaux, panneaux décoratifs
  • 1990-2007 son travail de peintre-verrier il le développera à l’atelier de vitraux de l’Abbaye (dalles de verre) ; initiation par P.Denis Hubert, qui avait pris la suite du P.Ephrem Soccard, lequel avait initié Henri Guérin à cette technique dans cet atelier créé au début des années cinquante.
  • Réalisation d’une trentaine de chantiers, en collaboration avec Laurent Giagnorio à partir de 2006.
  • 1994 tentative de reprendre une pratique de l’huile sur toile, sans lendemain (incompatibilité avec les horaires monastiques)
  • 1997-2005 devenu économe de l’Abbaye, laquelle avait hérité en 1997 de Suzanne GOUBELY, dont l’atelier a tissé durant cinquante ans l’œuvre de DOM ROBERT, moine d’En Calcat et cartonnier à AUBUSSON.
    Il assume la direction de l’Atelier de La Beauze à AUBUSSON, où est tissée une collection hors commerce d’une trentaine de tapisseries de DOM ROBERT.
    Cette collection a rejoint maintenant le fonds du Musée DOM ROBERT créé en 2015 à l’Abbaye-École de SORÈZE (Tarn, à dix kilomètres d’En Calcat).
    Découverte enthousiaste du monde du tissage, de la teinture de la laine et de la tradition de la tapisserie de basse-lice à AUBUSSON.
  • 1999-2005,  il travaille sur la création de vêtements liturgiques avec l’atelier de tissage des Moniales de Sainte-Scholastique à DOURGNE
    création d’une quinzaine de modèles de chasubles sur métiers jacquard.
  • Janv.2009 élu père-abbé de l’Abbaye (charge exercée jusqu’en 2020)
  • En janv.2019 David- Marc commence sa pratique régulière de l’aquarelle
  • Mai 2023 il rencontre Franck Castany, lissier à Aubusson et commence une collaboration.
  • à ce jour, trois tapisseries ont été tissées à partir de ses aquarelles, une quatrième est sur métier.

 

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