Benattar Marie
L'échapée-belle-Marie-Benattar-Galerie-21
BIOGRAPHIE :

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Née à La Réunion en 1984, j’étudie la peinture à Bali puis aux Beaux Arts de Clermont-Ferrand, avant de me consacrer à la photographie.

En 2003, je pars vivre à Bali avec ma mère. Je m’inscris dans une école d’Art traditionnel, mais très vite, la fréquentation de jeunes artistes indonésiens me conduit à préférer la pratique d’une peinture plus instinctive et expressive. Suite à cette première expérience artistique, je m’installe l’année suivante à Clermont-Ferrand.

Au sein de l’école nationale des beaux arts, mes recherches en peintures s’affinent et évoluent vers de nouveaux dispositifs: mise en scène des corps afin de créer des tableaux vivants, création de peintures à porter sur soi, installation de tableaux-concert…
Dans la même période, la découverte d’artistes tel que El Lissitzky ou Oskar Schlemmer me conforte dans mon désir de projeter le pictural et l’abstraction dans le monde réel.

En 2008, J’y découvre la photographie de Mode qui m’influence dans certaines mises en scène. S’ensuivent mes premiers travaux de commandes.
A l’issue de mon cursus je reçois le prix Marc Grosset dans la catégorie photographie plasticienne et expose mon travail lors des Promenades photographique de Vendôme en Aout 2009.

Ma pratique de la photographie devient le prolongement de ma démarche en peinture et débouche tout naturellement sur une photographie « mise en scène ».
Suivant une démarche à la fois analytique et onirique, je construis des images frontales et dénuées de repères temporels.
Ces explorations me permettent de structurer et de donner du sens à ma quête intérieure, et s’avèrent être une réelle richesse.

En 2010, je pars vivre deux ans à Istanbul en Turquie. J’y découvre une culture orientale qui me séduit et m’interroge. Je réalise là-bas entre autre travaux la série ‘‘La valse Turque’’, une variation entre 3 couleurs où le corps d’une femme cerné par des silhouettes masculines évolue dans des décors inspirés de thèmes tels que la résistance, le jeu et l’amour.
La composition y est figée et érigée à la façon d’une pyramide ou encore sous la forme d’un triangle renversé, symbolisant l’autorité.
Le rapport au corps et la liberté de la femme semblent évoluer dans un cadre défini et sous un certain contrôle.

En 2013, de retour à Paris, j’ai le plaisir de me voir attribuer la Bourse du talent dans la catégorie Mode.
Peter Knapp, membre du jury dira de mon travail « un tour de force puisqu’il n’y a aucun vêtement réel dans ces photographies. Le style affirmé met l’accent sur une recherche formelle mais n’en recèle pas moins une quête intérieure.

Mon travail est exposé á la BNF et quelques mois plus tard á l’Atelier Yann Arthus-Bertrand.

Depuis 2014, mon travail est exposé dans différents lieux tel que la BNF, ma première exposition personnelle à la galerie Yann Arthus Bertrand. Fotofever au carrousel du Louvre, la Maison Européenne de la Photographie de l’Ille, galerie Bettina, galerie Goutte et Samantha Teper, …

Depuis 2018 je travaille dans un atelier de la ville de Montrouge.

Photographe, mêlant une approche en lien avec l’art plastique par la réalisation de mises en scènes et de décors.
En 2021, je me retrouve propulsée dans l’univers du spectacle par la compagnie Babel danse pour laquelle je réalise la scénographie de « L’opéra de la lune » pièce inspirée du conte de Jacques Prévert.
Cette année, invitée par l’Opéra du Grand Avignon, en tant qu’artiste associée, mes photographies constitueront les images de campagne publicitaire de la saison 2022-2023.

Je cherche encore et toujours à :
Tisser indéfiniment des histoires en questionnant nos imaginaires.
Puiser dans le vécu, la matière sensible.
Créer des allégories qui font basculer la réalité et permettent une évasion du quotidien.
Donner des images qui nourrissent la surprise, l’étonnement, voire l’émerveillement !

Crédit Photo du portrait de Marie Benattar :  L. Montanara

« Ma peinture est un vecteur avec l’intime de chacun d’entre nous, un déclencheur
d’émotions et de sensations souvent ignorées.
Exposer ce travail, c’est apporter le moyen, à d’autres personnes, d’entrer en
contact avec l’intime et essayer de toucher leur âme. Finalement, c’est leur faire
découvrir leurs émotions personnelles, souvent enfouies sous une chape de
préjugés imposés par le quotidien.
Je suis modestement un de ces passeurs de lumière. Cette même lumière
génératrice d’une sensibilité qui vit en chacun de nous que l’on écoute trop peu
et que l’on ignore trop souvent. »

« Les êtres peuplant les photographies de Marie Benattar sont souvent absorbés par des tâches dont la finalité nous échappe d’abord. Ici une jeune femme, le visage dissimulé par sa chevelure, prend appui sur un bâton planté dans le sol d’un minuscule et sombre îlot, des berges duquel surgissent deux paires de pieds nus. Là, de part et d’autre d’une longue table où seules des assiettes vides ont été dressées, deux femmes se font face en une conversation silencieuse. Ailleurs, une autre, la tête hérissée d’une crête, armée d’une branche stylisée, s’est lancée à la poursuite d’un étrange oiseau-peigne…
La précision des mises en scène, la forte relation au corps témoignent d’un goût pour la scénographie et la danse contemporaine. Une certaine picturalité émane de ces images nourries de multiples emprunts et références au Bauhaus comme au cubisme, au surréalisme comme au Pop Art.
Lorsqu’une image agrandie est installée sur la façade de la Poste, la singularité énigmatique de ces saynètes, insituables dans le temps et l’espace se confronte au caractère public de la présentation. L’inscription sous un arc de pierre et la proximité de l’abbatiale connotent, non sans humour, les choix plastiques : le fond bleu éclatant, la figure féminine frontale, la stylisation de l’ensemble rappellent autant les madones médiévales que les icônes « pop » d’Andy Warhol, Martial Raysse ou Jean-Paul Goude.
Ainsi les « petites histoires » à l’origine des images en croisent ainsi d’autres — avérées ou légendaires — liées aux sites qui les accueillent. À charge du spectateur de chercher à les reconstituer, ou de les réinventer à sa guise. »   Cedric Loire

2010 Diplôme de photographie à l’école EFET et obtention du prix Mark Grosset dans la catégorie photographie plasticienne.

2011 Exposition aux Promenades Photographiques de Vendôme. Installation en Turquie cette même année.

2013 Retour à Paris et attribution de la Bourse du Talent en photographie de mode.

2014 Exposition collective à la BNF puis exposition personnelle à l’atelier Yann Arthus-Bertrand.

2015 Expositions collectives à la galerie Bettina, galerie Goutte de Terre, maison de la Photographie de Lille

2016 Carte blanche par la maison de champagne Louis Roederer pour un projet éditorial

2018 Mécénat par le gestionnaire en patrimoine Herez pour une recherche sur la thématique de la transmission.

2019 Exposition à Fotofever au carrousel du Louvre.

2021 Scénographie pour la compagnie Babel danse dans sa pièce « l’opéra de la lune ».

2022 Campagne publicitaire pour l’opéra du grand Avignon.