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Kymia

Biographie de l'artiste

 

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Kymia est née en 1969. Après les Arts Appliqués de Lyon et les Beaux-Arts d’Annecy, elle travaille comme élève puis comme assistante dans l’atelier du sculpteur H.Tonglet (Ardennes) pendant 12 années où elle y apprend les techniques de modelage et de moulage au coté du maître.

Par la suite, Kymia devient fondeur en bijouterie, se forme aux techniques de la chaudronnerie et apprend à souder l’aluminium. Ses divers séjours en fonderie d’art enrichissent ses connaissances en ciselure sur métal.

Depuis 1988, Kymia elle expose dans de nombreuses galeries européennes mais aussi au musée Faure d’Aix les Bains, au musée d’Art Sacré de St Nicolas de Véroce et au musée de l’Aluminium de St Michel de Maurienne.
Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes du musée Faure d’Aix les Bains, du musée d’Art Sacré de Saint Nicolas de Véroce et du conservatoire d’Art et d’Histoire d’Annecy.

 

Kymia. Quel drôle de nom.
Venu d’Afrique, il signifie silence.
La parole, en effet, n’a jamais été le mode d’expression spontané de cette femme.
Ce que les mots étaient impuissants à dire, elle l’a toujours exprimé avec ses doigts créateurs.
En témoigne, dès son enfance, un bœuf modelé pour la crèche de Noël, non sans quelque licence anatomique
quant à la position des oreilles par rapport aux cornes.
Créer en trois dimensions est vite devenu sa façon d’exister. Sa relation au monde.
D’abord par des formes rondes et lisses que notre main ne peut s’empêcher de caresser. C’était la découverte de sa féminité et de la vie que son corps pouvait engendrer.

Mais bien vite le bronze s’est mis en mouvement dans une quête éperdue de soi… de l’autre. Et peut-être bien aussi… de l’Autre.
Plus de formes rondes et lisses, mais des corps triturés, torturés.
Un corps jaillissant avec impétuosité de sa solitude, un corps recroquevillé sur sa fragilité, en équilibre instable, prêt à céder à l’attraction du vide, ou bien deux corps qui se cherchent et se repoussent dans le tourbillon de la danse d’un espoir désespéré.
Si belles et émouvantes que soient ces œuvres, là n’était pas le génie de l’artiste.
Il attendait de pouvoir se manifester dans un matériau inconnu de tous les sculpteurs.

Au-dessus du bronze, Kymia a placé l’aluminium !
Mais, à dire vrai, est-ce l’artiste qui a dominé l’aluminium, ou l’aluminium qui domine l’artiste ?
Car ce matériau possède sa logique propre : pour une part, c’est lui qui impose ce que sera l’œuvre.

Dans ce partenariat subtil Kymia est parvenue, par un long travail, à maîtriser toutes les réactions de ce matériau difficile.
Dès lors, sa création a éclaté en une profusion d’œuvres de la plus grande diversité.
Un sein nourricier depuis la nuit des temps, des mains causeuses, des corps en mouvement, en tension, échappant de plus en plus au monde figuratif.
Une évolution vers l’abstraction qui fait d’un sarment de vigne un sarment de vie.
Irrésistiblement, l’œuvre de Kymia s’ouvre sur le cœur, sur l’esprit et sur l’âme.
Et voici que le verre s’allie à l’aluminium pour donner une vision sublime du Sacré-Cœur, tandis qu’un nouvel ostensoir naît d’une améthyste exposée au centre d’un rayonnement de ce métal insolite.
S’impose alors la couleur qui vient apporter au métal le rouge du monde terrestre et le bleu du monde spirituel :Ainsi va la vie.
Des profilés d’aluminium exécutent une fine dentelle, à moins qu’ils ne construisent une architecture raffinée dans
laquelle sont sertis des verres colorés donnant à voir les bleus de l’âme.
Dans ses miroirs au bord déchiqueté, Kymia nous incite à nous contempler nous-mêmes, dans une autre dimension.
Dernier épisode de cette aventure, notre espace intérieur nous est révélé dans une casserole. Des batteries de cuisine jubilatoires s’éclairent alors de taches rouges et bleues, établissant un étonnant parallèle entre les activités créatrices de ces deux artistes que sont le cuisinier et le sculpteur.
Silence ! Elle sculpte…

Double peut-être…

Kymia travaille aussi bien le bronze que l’aluminium.

Ses bronzes :

Avant même qu’elle ne vous raconte ses longues journées en fonderie, vous vous réchauffez au soleil de ses passions :
la forme, la matière, le volume… l’essence de la sculpture existe déjà dans ses mots. Et même lorsqu’elle vous parle d’autre chose, au détour d’un café ou d’une pomme.

Parce que Kymia et ses sculptures se répondent, se prolongent, et dialoguent. Les oeuvres de Kymia ne laissent pas sans voix.

Ses Aluminiums :

Réalisées à partir de vieilles casseroles et autres ustensiles tout droit sortis des placards de nos grand-mères, elles vibrent, claquent, se tordent, se plient dans un vacarme contrôlé. En se confrontant à l’histoire des mineurs du bassin brignolais, elles font écho à la gamelle que le mineur emmenait avec lui dans la mine. Elles racontent aussi, bien sûr, des histoires de femmes derrière leur fourneau. La cuisine de Kymia est généreuse et élégante, et se savoure avec les yeux.

Son travail en lien avec l’eau , ses mouvements, dérivant de sa thématique des « 5 SENS » ( De La Cuisine de Jupiter), abordée il y a déjà quelques années.

Il s’ intègre désormais, dans le grand mouvement de décloisonnement de ces deux disciplines, auquel on peut assister par le biais de plusieurs Festivals, expositions, etc…

Elle a réalisé un partenariat avec l’Institut Bocuse en 2018 pour faire dialoguer ses disciplines.

Depuis elle a  exposé au sein de plusieurs restaurants étoilés de la famille MEILLEUR, Jean SULPICE et Yoann CONTE.

« Sans renier sa solide formation technique, Kymia découvre un jour, à partir de déchets de fonte, combien la grande précision de modelage que lui offre l’aluminium lui ouvre une nouvelle voie.
Comme le sculpteur baroque, Kymia ne soumet pas la matière à une forme préconçue : son habileté, c’est d’en exprimer les tensions profondes dans leur devenir ; son talent, c’est d’arrêter leurs contradictions secrètes dans un instant d’équilibre improbable ; son génie, c’est de savoir les figer au moment où elles lui imposent leur forme.
Jouant de la souplesse de l’aluminium, elle saisit dans le métal le secret insaisissable des choses, leurs forces intimes et leur perpétuelle métamorphose.
Ainsi, des formes rampantes grimpent tout à coup dans le vide, des vrilles se tordent en circonvolutions grouillantes qui envahissent l’espace, comme si l’artiste libérait les forces originelles du ventre de la Terre.
Or, en lançant des ogives incertaines dans une promesse de cathédrale, en écorchant pleins et creux dans l’espoir d’une main tendue, en reliant des rebuts de fonte dans le désir d’être face à soi, Kymia éviscère les forces brutes du vivant. Elle jette à la figure de notre aménité la violence de nos besoins les plus obscurs. Ce n’est plus la Nature qui crie sa volonté de puissance en tordant le métal : ce sont nos passions qui triturent le corps. L’aluminium, c’est l’entropie de notre biologie secrète. L’émotion se fait coulée. Le sentiment se fait soudure. »

 

« Sa maîtrise du feu sur l’aluminium lui fait saisir l’élan vital de la Nature qui grouille, en perpétuelle fécondation. Par le feu, Kymia métamorphose la matière minérale pour en extraire son sens caché. Quand elle pétrie, tord, brûle et sculpte, elle traduit ce qu’elle voit dans le vivant, ce qu’elle écoute, ce qu’elle sent, ce qu’elle touche, cette force originelle qui perpétuellement régénère la Vie.
Ce que l’artiste imprime dans la matière, c’est sa propre passion, cet acharnement jamais satisfait à traduire le désir secret, le désir inassouvi de la Nature qui s’étire, se love, se vrille, qui se répand, se projette, se multiplie, dans une extrême tension
baroque, pour peut-être révéler ce qui l’anime : sa propre transcendance ? »
Jacques Popier

« Point à la ligne, cela peut se traduire par l’envol au-delà du miroir de la simple perception pour explorer des territoires qui n’appartiennent dès lors qu’au créateur qui peut alors les modeler à sa propre volonté ou suivant ses propres méandres. Cette démarche de transcendance est alors vraiment la métamorphose, lorsque l’artiste déchire son costume de chrysalide pour devenir papillon.
Mais Point à la ligne peut aussi se traduire par un repli de l’artiste sur lui-même, et l’œuvre accouchée parfois dans la douleur devient un concentré d’inconscient. Le spectateur doit alors utiliser son propre miroir pour entrevoir l’anamorphose. Mais seul, l’artiste peut démêler les lacets de son âme créative.
Kymia, sans être une habituée du musée Faure, est pourtant déjà venue y exposer à l’automne 1988, alors qu’elle n’était qu’une jeune apprentie sculpteur. Kymia est devenue une talentueuse actrice de la scène artistique française, après parfois ce qui pourrait s’apparenter à une sorte de parcours du combattant. Elle a développé sa volonté créative autour d’un medium inhabituel, l’aluminium, pour lequel elle a pratiquement utilisé tous les procédés techniques, où se mélangent fonte, chaudronnerie et travail au chalumeau. Mais le résultat est là, magnifique, à la fois par la sûreté plastique de Kymia, mais surtout par la grâce de son esprit inventif sans borne, qui amène ce souffle poétique et esthétique si étonnant. Depuis ses métaphores de l’amour où intervient encore la figure humaine jusqu’à ses volutes et entrelacs d’aluminium, où les éléments colorés transparaissent comme de vrais joyaux, il y a là une plénitude où l‘artiste, totalement extravertie, déroule avec aisance son propre vocabulaire. On ne peut qu’aimer ou détester cette création, car elle est totale, et chacun peut s’y retrouver, s’y perdre ou s’en détourner. »

André Liatard, conservateur du Musée Faure

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2019 – Galerie «L’Arbre à Chapeaux»
Grand‘Combe Chateleu
2018 – Galerie Sylvie Platini – Lyon
2016 – Galerie Rikia Ferrer.
« les Perles du Palais» .Riquewihr
– Galerie Sylvie Platini.
« Œuvre Exquise». Annecy
2015 – Galerie Au Fond de la Cour . Paris
2012 – Octobre Rose. Espace 55.
Traces
Comité dépistage cancer du sein
2011 – Galerie Arts et Lithographies. Pontarlier
2010 – Galerie Sylvie Platini. Annecy
2007 – Galerie Artscénik. Lyon
– Galerie Sylvie Platini. Annecy
2006 – Galerie Arts et Lithographies .
Pontarlier
2003 – Conservatoire d’Art et d’Histoire
‘’Noël des Alpes’’. Annecy
2002 – Galerie Ch’ose. Nyon. Suisse
2001 – Galerie Moser. Vence
2000 – Galerie Voltaire. Grenoble
1999 – Galerie Rich’Art. Annecy
– Espace Karras. Lourmarin
1998 – Galerie Berloquin. Charleville-Mézières
1997 – Galerie Fert. Yvoire
– Galerie Roc d’Art. Charleroi. Belgique
1996 – Galerie Bagnoréa. Annecy
1995 – Château de Clermont. Haute Savoie
– Galerie Cadr’Art. Charleville-Mézières
1990 – Galerie Létrange. Charleville-Mézières
– Château Fort. Sedan
1989 – Hôtel de Ville. Seynod

EN PERMANENCE

Depuis 2022 Galerie Boisivon. Granville
Depuis 2022 Galerie Sylvie Platini.
Crans Montana
Depuis 2020 Galerie Porte Heureuse.
Roussillon en Provence
Depuis 2019 Galerie «L’Arbre à Chapeaux».
Grand’Combe Chateleu
Depuis 2015 Galerie Rikia Ferrer. Riquewihr
Depuis 2014 Galerie Sylvie Platini. Lyon
De 2007 à 2013 Galerie Artscénik. Lyon
De 2005 à 2016 Galerie Arts et Lithographies.
Pontarlier
Depuis 1997 Galerie Sylvie Platini. Annecy

MUSÉES

2019 – Musée des Gueules Rouges
«Entrer en matière»
Tourves (Provence)
2018 – Musée Faure «Jubilé, jubilons» collectif
Aix les Bains
2017/2018 – Musée de l’Aluminium.
St Michel de Maurienne
2016 – Musée Faure ‘’ Point, à la Ligne’’
Aix les Bains
2013 – Musée d’Art Sacré. ‘’Tracer l’indicible’’
avec Kharla. St. Nicolas de Véroce
2008 – Musée de l’Aluminium. ‘’Les Coulées
de l’Ame’’. St. Michel de Maurienne
1988 – Musée Faure. ‘’De maître à élève’’
avec H.Tonglet. Aix les Bains

COLLECTION PUBLIQUE

– Conservatoire d’Art et d’Histoire du
département de la Haute Savoie- Musée d’Art Sacré . St. Nicolas de Véroce- Musée Faure. Aix les Bains- Ville d’Annecy- Musée des Gueules Rouges
Tourves- Ville de Bonneville

SALONS

 

2015 – Salon européen de la sculpture
SCULPTURUM. Strasbourg
2012 – 8ème Salon de Saint Amarin.
Invitée d’honneur
2008 – 2ème biennale internationale d’Art
Sacré Contemporain.
Palais épiscopal de Belley
2000 – Taninges Art Contemporain.
Chartreuse de Melan
1989 – 1er prix départemental des Ardennes.
Formation des métiers d’Art

VOYAGES EN ART CULINAIRE

2024 – Collection privée – Yoann Conte
Veyrier du Lac
2019 – participe au Lancement de «La Vallée de
la Gastronomie-France»
2018 – Institut Paul Bocuse – Écully
2017 – R. et M. Meilleur – La Bouithe
Jean Sulpice – Talloires

MONUMENTAL

2024 – «Hommage à Michel Meylan»
Pour la ville de Bonneville
2018 – «Hommage à Suzanne Noël»
Souscription SOROPTIMIST
Pour la ville d’Annecy

Ses Œuvres
Symphonie-pour-crépuscule-2-kymia-galerie-21
Symphonie pour crépuscule
Telle-est-ma-quête-Kymia-galerie-21
Telle est ma quête
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Via
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Dans l’ombre 2
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Dans l’ombre 1
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Je crois au ciel