Ye Xing-Qian

Ye Xing Qian, est un peintre chinois de nationalité française, né en 1963 à Wenzhou, autodidacte, il commence la peinture à l’âge de cinq ans puis apprend la sculpture sur bois et sur pierre avec son frère aîné. A 17 ans l’artiste expose pour la première fois dans sa ville natale. Il émigre en France à Paris deux ans plus tard en 1983. En 1987, il expose à l’occasion du salon « Jeune Peinture, Jeune Expression » puis l’année suivante il en devient l’un de ses organisateurs. Très vite, l’artiste se fait remarquer par de nombreuses expositions, les musées commencent a acquerir ses oeuvres. En Chine, puis en Europe. En 2017, son catalogue a été intégré à la base de données du Musée de Paris et l’année suivante, le Musée national Guimet a acquis cinq de ses œuvres à l’encre de Chine sur papier xuan. Aujourd’hui partagé entre la Chine qui lui organise des expositions personelles au musée des beaux art, et la France, Xing Qian, se distingue clairement par une expression artistique unique. Présent dans de nombreux musées en Chine, Paris et depuis 2024 au Musée D’art Précieux Paul Dupuy à Toulouse.

On en parle

"Ye XingQian parvient à exposer régulièrement dans des Salons ou des galeries, dès 1987. Ses créations abstraites, vivement colorées, sont alors marquées par de multiples allusions à la peinture moderne de la première moitié du xxe siècle, notamment à Paul Klee (1879-1940), Henri Matisse (1869-1954) ou le cubisme.
Ces références restent présentes jusqu'à aujourd'hui dans son travail.
Cependant, la floraison de styles et de techniques différentes, qui accompagne l'essor de sa carrière dans les années 2000, les rendent moins sensibles au fur et à mesure que Ye XingQian multiplie ses expérimentations.
Il recourt concurremment aux toiles et au support papier, à la peinture à l'huile et à l'encre, aux compositions abstraites et aux figurations méticuleuses. L'œuvre donnée par l'artiste au musée constitue un point d'équilibre entre toutes ces tendances.
Ye XingQian démontre ici la maîtrise de ses outils par le contrôle rigoureux exercé sur la diffusion de l'encre dans la toile non apprêtée.
Le contraste entre des effets vaporeux et la netteté de certains traits fins s'explique par l'objet représenté : une fenêtre de l'atelier de l'artiste, dont les carreaux épais filtrent la lumière à travers les feuillages d'une plante grimpante.
La réduction du sujet à un jeu formel apparaît comme un hommage évident aux travaux de Wang Tiande (né en 1960) qui fait quant à lui l'essentiel de sa carrière en Chine, même si son passage par Paris en 2002 revêt une importance particulière dans l'évolution de son travail.

Diplômé de l'Académie des beaux-arts du Zhejiang aussi bien dans le département de peinture chinoise que dans celui de calligraphie, Wang Tiande est connu pour des installations, des photographies, des calligraphies et des peintures à l'encre.
Il participe par ses créations variées à l'effervescence de la scène artistique chinoise entre le milieu des années 1980 et le courant des années 1990.
Ses expérimentations contribuent au mouvement d'acclimatation des techniques et des références traditionnelles à un vocabulaire contemporain et incitent à renouer avec une histoire dont la continuité vient d'être détruite par une décennie de Révolution culturelle.
C'est toutefois une production plus tardive qui lui vaut aujourd'hui sa célébrité internationale.

Lors d'une résidence d'artiste à Paris, Wang Tiande génère par inadvertance un trou dans une feuille de papier avec sa cigarette.
Fasciné par le résultat, il produit depuis des paysages qui reprennent en partie ce principe, mais dont les compositions, sujets, motifs et effets de texture sont directement inspirés de la peinture des Ming et des Qing.
Il commence par réaliser un premier paysage, peint à l'encre sur papier selon les moyens les plus orthodoxes, puis le recouvre par une seconde feuille, marouflée sur la première et brûlée au moyen de cigarettes ou de bâtonnets d'encens afin de matérialiser les traits de contour des montagnes et des arbres. Les deux paysages superposés proposent une stratigraphie qui unit signifiants contemporains et traditionnels.
L'histoire multiséculaire de la peinture à l'encre constitue ainsi la base d'une nouvelle forme d'expression et reste toujours perceptible dans l'œuvre, à la manière d'un palimpseste.
Ce rapport entre présent, nourri par l'histoire, et passé, prolongé sous de nouvelles formes, est rendu plus explicite encore par l'insertion récente dans les compositions de Wang Tiande d'estampes issus de sa collection. C'est le cas de l'œuvre du musée Cernuschi."
Mael Bellec & Éric Lefebvre

 

Ses oeuvres

Formé à la copie de la peinture traditionnelle chinoise l'artiste découvre en Europe la peinture abstraite et s'inspire grandement de la liberté gestuelle de Jackson Pollock et de son illustre prédécesseur Zao Wou Ki. Il travaille pendant plusieurs années sur du papier de riz avec de l'encre de Chine, puis il se met également à la peinture à l'huile qui permet un travail plus espacé dans le temps.

Dès les années 1990, son style change ; il s'affranchit des règles de la peinture chinoise traditionnelle tout en gardant son héritage chinois.

C'est dans les années 2000 qu'il travaille l'encre de Chine sur de la toile et n'hésite pas à mêler plusieurs médiums : encre, acrylique, huile, aquarelle chinoise.
L'œuvre de l'artiste se caractérise par une grande dynamique et une maîtrise de la composition et de la lumière.


Quelques lieux d’exposition

Personnelles

1990 ; Musée des Beaux-Arts de Shanghai ;
2008 ; Centre Culturel Oriental - Pékin ;
2010-2011 ; Exposition permanente dans une demeure ancienne du quartier des anciennes concessions à Tianjin ;
2013 ; Centre Culturel de Fuzhou ;
2014 ; Foire Internationale d'Art Contemporain Pékin ;
2016 ; Galerie J.F Cazeaux - Paris ;
2017 ; Galerie de l'IESA (Institut d'études supérieures des arts) - Paris ;
2019 ; Grande Exposition itinérante dans les musées nationaux chinois : Tianjin, Fujian, Putian, Guilin, Ningbo, musée Xu Beihong à Suzhou ;
2019 ; Galerie d'Art du Temple Fo Guang Yuan - France.
2020 Musée Liu Haisu Shanghai
2021 Asia Now (salle des conférences)
2021 Galerie Aréa
2023 Cheng Art Museum - Pékin
2024 Fiap Jean Monnet - Paris

Collectives

1987/1988/1989/1991 ; Salon Jeune Peinture, Jeune Expression ;
1988 ; Festival international d'Osaka ;
1989 ; 11e Salon International de Peinture Contemporaine, à Tokyo ;
2002 ; Galerie Ombres et Lumières - Paris ; ** 2002 Invitation à l'Exposition Internationale de Peintures et de Calligraphies à 2006, Invité d'honneur de l'association La seine, Art Contemporain ;
2006 ; Salon des Réalités Nouvelles ;
2008 ; Exposition itinérante de peintures et de calligraphies, Pékin, Tianjin, Los Angeles, Paris, Sydney ;
2009 ; 63e Salon des Réalités Nouvelles, Parc floral de Paris, ** 2009 ; Salon organisé par l'association française d'art contemporain, Art en Voyage à Pékin, quartier 798, * 2010 Deuxième Salon Art en Voyage au Sénat chinois à Pékin puis au Musée de Tianjin ;
2012 ; Asia Art Expo 2012 ;
2012 / 2013 ; Frimousses des Créateurs au Grand Palais - Paris ;
2014 ; Organisation du Salon des Réalités Nouvelles, Hors les Murs, ** Pékin 2014 ;
2017 ; Musée de Shandong, Chine ;
2018 ; Art Capital au Grand Palais (Paris).

Collections

Musée de Canton, 2002
Musée Guimet cinq aquarelles, 2018
Musée des Beaux-arts de Tianjin, 2019
Musée du Fujian, 2019
Musée de Putian, 2019
Musée de Guilin, 2019.
Musée Liu Haisu Shanghai 2020
Musée Cernuschi 2021
Musée Paul Dupuy / Georges Labit Toulouse six œuvres 2024

 

 

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Biographie complète

Ye XingQian portrait Galerie 21

 

 

 

 

Né en 1963 dans la province du Zhejiang en Chine le peintre YE Xing Qian peint depuis son plus jeune âge et se forme comme tous ses condisciples en copiant les maîtres anciens. A l’âge de 19 ans il émigre en France et expose à Paris pour la première fois à l’occasion du 37ᵉ salon  « Jeune Peinture, Jeune Expression » : son style a radicalement changé il peint toujours à l’encre de chine sur papier de bambou mais ses œuvres ont quitté les motifs de la peinture chinoise classique. Du noir absolu en passant par mille nuances de gris, le pinceau de Xing Qian donne vie à des paysages oniriques qui peu à peu se colorent. Les expositions se font de plus en plus nombreuses ; la peinture de Xing Qian est entré dans le langage de l’abstraction.

Peu à peu YE Xing Qian se fait connaître en Chine où il expose dans des lieux prestigieux. En 2008 un de ses tableaux est le sujet d’un timbre-poste. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs musées et il est invité fréquemment à exposer ses peintures aquarelles ou huiles sur toile.

En 2018, cinq aquarelles entrent dans la collection permanente du Musée Guimet à Paris.

En 2021 une très belle encre sur toile entre dans la collection du Musée Cernuschi.

Il vit et travaille à Montreuil, près de Paris.
En 2008, il a créé une Association française d’art contemporain, « Mille étoiles ». Il explique : « Fort de ma double culture, chinoise et française, je voulais favoriser les échanges entre les artistes français et la Chine. ».'' Ye Xing Qian est convaincu de pouvoir faire mûrir les jeunes artistes chinois de Chine, trop calibrés par des professeurs conservateurs et n’ayant aucun sens de la valeur artistique des peintures""».

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