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Curabet Jean Luc

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Biographie:

Jean-Luc Curabet, né en 1963, est un artiste multidisciplinaire autodidacte. Il vit et travaille en Lorraine. Il réalise principalement des techniques mixtes, des dessins et des peinture à l’acrylique. Ses oeuvres sont figuratives, mais souvent à la limite de l’abstraction.
Depuis 1989 il est professionnel dans les arts décoratifs (styliste pour les Faïenceries et Emaux de Longwy). Jean-Luc Curabet est actif comme plasticien depuis 1993.

 » Pop Surréalisme, ce sont ces mots, sa manière de nous aider à mettre un nom sur son travail. Mais au-delà de cette étiquette, quand je plonge dans les toiles de cet artiste, j’y découvre un monde à part. Un monde fascinant, parfois chahuté par les instantanés de notre existence, ou encore bercé par les clichés du souvenir.
Jean-Luc Curabet travaille à la frontière du passé et du présent.
Face à elle, cette œuvre qu’il nous laisse comme un héritage, indicateur lumineux transmettant une information sur l’avenir ; nous devenons mage.
La rencontre avec ses œuvres ne se fait pas sans mal ; un long moment à regarder, à s’évader, à comprendre ou à se laisser envahir, et tout d’un coup l’addiction ! »

Photo de l’artiste : © Jacques Lécuyer Photographe 

Parfois apparaissent d’étranges êtres accompagnés de curieux petits objets peuplant nos rêves, façon Lewis Caroll.
Etranges, fascinants, capables de vous jeter dans la plus profonde angoisse.
C’est le petit peuple des rêves.
Rêve ou réalité ? Tellement ressenti que vous en devenez l’acteur principal, le personnage de votre hibernation quotidienne.
Tout semble vrai…Tout Est Vrai !
L’amour si parfait, les gouttes de votre transpiration, un cri, des larmes, des lutins érudits…
Et puis il y a cette course effrénée qui vous coupe le souffle et vous amène d’un endroit au même endroit.
Une impression de tomber dans le vide, un trou sans fin, une fin qui n’arrive jamais.
Il devient dès lors improbable de déterminer une temporalité, cette succession d’anachronismes permettent une interprétation nouvelle de l’image originelle; le passé s’évanouit au bénéfice d’un présent qui s’impose , préfigurant un avenir plus qu’incertain. Le road movie d’une vie banale, les souvenirs servent de trame et tissent la chemin tortueux d’une piètre existence qui ressemble tant à une autre.
The dark side of your life, et vous finissez happé par le siphon de votre baignoire.
Au suivant !

  » L’an dernier, le Premier ministre du Luxembourg, Xavier Bettel avait insisté pour poser à côté de cette étrange femme à la tête éclaboussée de roses. Une peinture de Jean-Luc Curabet intitulée « All is not what it seems » (Tout n’est pas ce qu’il y paraît). Cette année, nul doute que les visiteurs de la FIM souhaitent en faire de même ! « Cela fait cinq ans qu’on suit cet artiste innovant qui habite Yutz. Il travaille à partir d’anciennes cartes postales qu’il photographie et projette sur des plaques en aluminium. Il les rehausse de peinture acrylique, de vernis, de paillettes », confie avec enthousiasme Muriel Lett, responsable de Crid’art à Metz.

 » Dinosaures en guise de toutous, têtes qui explosent en fleurs saturées, gamins de 1900 lisant Houellebecq : vous êtes en plein rêve. 
Celui, assumé, de Jean-Luc Curabet.
A 55 ans, l’artiste natif de Longwy, installé à Yutz pour les yeux de sa belle, expose  dans sa ville d’adoption. “Les âmes égarées”, ces personnages revenus du début du 20e siècle que le peintre farde de ses symboles hauts en couleur pour des tableaux qui mêlent trash et poésie.

Un gamin à trois jambes, une femme un poulpe sur la tête et un squelette d’iguane sur l’épaule, un enfant dans une machine à laver.
Cette distorsion du réel, cette envie de faire le pas de côté, « remonte à toujours », pense notre quinquagénaire. « J’ai grandi à Longwy auprès d’un père artisan menuisier : un indépendant au milieu des sidérurgistes, très créatif.
Déjà en décalage », estime celui qui s’est rapidement « mis à bidouiller », sans être pour autant manuel pour un sou. Il tend la cicatrice qu’ont laissé sur son doigt les quatre points de suture qui ont réparé la coupure faite… en tranchant du pain.

Quand et comment s’est-il plongé dans l’art ? « La légende veut que j’ai dessiné la chèvre de monsieur Seguin à 7 ans et que mes copains d’école aient trouvé ça pas mal », s’amuse Jean-Luc Curabet qui s’orne ainsi de légendes, sans toutefois afficher l’arrogance qui pourrait aller de pair. Notre artiste se dit « lunaire ». Et « en grandissant, puis en vieillissant, j’ai toujours la tête dans les étoiles mais aussi les pieds sur terre. » Etre artiste c’est aussi faire tourner sa petite société, être commercial… « Et pour ça il faut travailler avec d’autres, photographes, galeristes… être artiste tout seul ne suffit pas », estime celui qui est devenu professionnel en 2007.

« Sortir ses tripes à chaque tableau »
Avant ? « Je travaillais au service marketing d’une banque luxembourgeoise. » Jusqu’à ce qu’il laisse tout tomber, en 2007. « J’étais malheureux dans cette vie depuis un moment, mais un matin je me suis réveillé et je me suis dit qu’il y avait deux options : changer de vie ou mourir. » Une seule option, au final. Jean-Luc Curabet se consacre alors à son art à temps plein. Il expose depuis une quinzaine d’années déjà, peignant dès qu’il le peut. Il fait alors dans l’expressionnisme contemporain : des visages torturés, des gueules cassées : « dérangeants. » Le public trouve ses tableaux « noirs », « gris », « durs » et interroge régulièrement l’artiste sur ses penchants dépressifs. « C’était pourtant tout le contraire, comme d’autres qui faisaient aussi dans l’expressionnisme et qui étaient de très bons vivants, mais bourrés de lucidité », analyse-t-il. « ça dérangeait les gens parce que ça les mettait face à eux-mêmes : la décrépitude, la mort…»

Le problème pour notre expressionniste d’alors, c’est que le mouvement devient « très tendance », « des suiveurs se mettaient à faire des gueules cassées parce qu’ils ne savaient pas dessiner ». Pour Jean-Luc, un autre problème : il peint de façon automatique. « J’arrivais presque à faire mes tableaux les yeux fermés, une pratique quasi industrielle qui n’allait plus du tout. C’est la différence entre l’art et la décoration : il faut sortir les tripes à chaque tableau. » Nous sommes au début des années 2000 et Jean-Luc Curabet veut passer à autre chose, pas facile en France où les étiquettes collent si fort à la peau.

Âmes égarées
C’est la période de transition pour notre peintre en recherche. « Comme un pianiste fait ses gammes, je suis revenu aux bases : j’ai dessiné. Pas de triche possible, le retour à l’essentiel. » Il fait aussi une série de tableaux qu’il n’exposera jamais, « comme les prototypes restent secrets ». 2014, c’est le déclic : on commémore le centenaire de la Grande Guerre. Les gueules cassées interpellent notre artiste, ancien réformé p4, qui cherche le moyen de « travailler ce thème avec respect et de manière contemporaine » : il achète des cartes postales du début du siècle qu’il peint, explosant ou transformant les visages des soldats en noir et blanc.

Il poursuit avec des photos, du début du 20e toujours : femmes ou enfants, qu’il agrandit et modifie avec ses aptitudes informatiques. Il y intègre des éléments contemporains, crée des histoires et sème des messages, dévoile ses extrospections. Et par-dessus le tout, il appose ses couleurs saturées, histoire de faire le contraire de ce qu’on lui a toujours recommandé (“soigne tes couleurs”, “respecte les nuances”…). Il faut dire que le quinquagénaire et demi est un ancien punk, et que derrière son complet veston survit une âme rebelle : société de consommation, communication à outrance et autre « bougisme » se retrouvent bousculés sur plaques d’alu. « Je fais ça, c’est mon petit boulot », explique Jean-Luc Curabet.

 

Expositions :
Art Up, Lille, France, 2020
Galerie Christiane Vallé, Clermont-Ferrand 2019
Galerie Axelle Gaussen La Rochelle, 2019
Galerie Kopp by le musée chez soi, Clervaux ( L) 2018
COOP-ART Serviès en Val 2018
Galerie CRIDART Metz, 2017
Galerie La Louve, Arlon, Belgium, 2017
CHIMERIA Sedan 2016
Galerie U Own, Bruxelles 2016
Galerie ARTOP, Lille, France 2016
Galerie Crid’art, Metz, France 2016
Galerie Guy Pensa, Algrange, France 2015
Galerie Stackl’r, Sedan, France 2015
Galerie du Comble, Virton, Belgium 2015
Célina Gallery, Luxembourg 2015
Golorgorski Gallery, Krakow, Poland 2014
Sol Art Gallery, Dublin, Ireland 2014
Galerie du Centenaire, Jamoigne, Belgium, 2012-2013
Galerie Urbengsschlass, Hesperange, Luxembourg, 2012
Galerie Eqart, Marciac, France, 2011
Espace Contemporain, Quebec, Canada, 2010
Galerie La Louve, Belgium, 2008
Atelier 9, Grenoble, France, 2008
Galerie Recto Verso, Rodange, Luxembourg, 2007
Galerie De Cuyper, Bruxelles, Belgium, 2004
Art Fair :
HanseArt , Lubeck, Germany, 2016
AAF London, United Kingdom, 2015
AAF Seoul, Korea 2015
St’ART Strasbourg, France, 2008
Mac 2000, Paris, France, 2008
Lineart Gand, Belgium, 2007
Artenim Grenoble, France, 2006
Art Miami, USA, 2005

Représenté par :
Galerie 21 Toulouse
Galerie Cridart Metz
Galerie Christiane Vallé Clermont-Ferrand
Galerie Stackl’r Sedan
Galerie La Manufacture La Rochelle